Si la bioconservation des systèmes de peinture vous intéresse

L’adoption d’une réglementation plus rigoureuse restreint les concentrations admises et l’usage des biocides classiques. Dès lors, le secteur de la peinture est appelé à relever plusieurs défis majeurs pour continuer à garantir la durabilité et la durée de vie des peintures à base aqueuse. Sur le site Techniline, nous vous donnons un aperçu des options technologiques envisageables en matière de conservation. De plus, divers matériaux biosourcés et connus pour leur action antimicrobienne sont également pris en considération.

Les peintures à base aqueuse répondent à la demande de compositions dont la durabilité accrue est imputable à une réduction de la consommation de produits chimiques et de la teneur en composés organiques volatils (COV). Toutefois, le milieu aqueux augmente le risque de présence et de prolifération de micro-organismes tels que les bactéries et moisissures. Une altération chromatique, une odeur prononcée, l’instabilité des composants mélangés, des fluctuations du pH et une diminution de la viscosité trahissent une baisse de la qualité des peintures imputable à la dégradation microbienne. Par conséquent, une protection antimicrobienne accrue des peintures est indispensable, aussi bien en phase humide (PT-6 : conservation « en bidon ») qu’au niveau du film sec (PT-7 : conservation du « film sec »).

Les isothiazolinones comptent au nombre des agents chimiques antimicrobiens que l’on ajoute traditionnellement aux mélanges de peintures. Mais leur usage sera interdit sous peu en raison des premières restrictions qui s’appliquent à certains produits de cette nature. Aux concentrations minimales proposées, leur action cesse d’être efficace et la recherche d’alternatives susceptibles d’être mises en oeuvre à court comme à long terme s’impose. À court terme, les peintures industrielles disponibles bénéficieront d’un effet synergique et offriront une protection efficace à des concentrations relativement plus faibles qu’elles devront au mélange de biocides existants ou à l’ajout de nanomatériaux. À long terme, il faudra développer de nouveaux systèmes reposant sur l’adoption de biomatériaux possédant des propriétés antibactériennes.

Lisez l’article à ce sujet sur Techniline.

Transition accélérée vers les revêtements biosourcés

Dans le cadre du projet VLAIO COOCK intitulé BioCoat, Sirris se livre à des recherches portant sur l’introduction, dans les revêtements, d’éléments biologiques disponibles dans l’industrie afin d’encourager l’abandon des revêtements traditionnels basés sur des ressources fossiles et d’accélérer la transition vers des revêtements biosourcés. En outre, les connaissances requises en matière de formulation, de pose, de performances et d’application des revêtements biosourcés seront communiquées aux entreprises concernées.

Un objectif particulier de ce projet réside dans le regroupement des défis communs et la mise en oeuvre de solutions au service de l’ensemble de la chaîne de valorisation. Il s’agit de surcroît de donner aux entreprises la possibilité de se livrer à des recherches exploratoires en vue de l’implémentation de nouveaux systèmes de peinture en collaboration avec différents partenaires.

Pour plus d’informations à ce sujet, consultez la page relative à ce projet.  

Nouvelle initiative portant sur le développement de systèmes de conservation alternatifs

Le développement de systèmes de conservation alternatifs est un défi que se devra de relever l’ensemble du secteur de la peinture dans les années à venir. À cette fin, il convient de créer un cadre multidisciplinaire avec divers acteurs dans les domaines suivants : régularisation, synthèse chimique, technologie des processus et microbiologie, en lien direct avec des spécialistes en applications. L’incorporation de composants biosourcés dans les systèmes de peinture impose en effet de procéder aux adaptations nécessaires et aux investigations requises. Sirris entend jouer un rôle significatif en tant que partenaire dans le cadre de travaux de recherche et de développement en vue du transfert de technologies antimicrobiennes issues d’autres secteurs tels que l’industrie cosmétique, alimentaire ou textile.

Sirris interviendra en tant que partenaire du projet européen CORNET intitulé BIOCoCo, lequel devrait donner lieu à la démonstration de techniques antimicrobiennes en collaboration avec Materia Nova, Fraunhofer IFAM et Fraunhofer IPA. En cours de préparation, cette proposition de projet est ouverte à toute participation de votre entreprise au groupe de pilotage. Votre participation à ce groupe de pilotage vous permettra d’intégrer vos défis dans la recherche et de présenter des cas d’école. Ce projet vous donnera un aperçu de première main des résultats obtenus et facilitera la mise en réseau de votre société avec d’autres entreprises appartenant à la même chaîne de valeur.

Pour plus d’informations à ce sujet, lisez notre blog.

Si vous souhaitez participer à ce projet ou bénéficier d’un complément d’information concernant les modalités de participation, prenez contact avec nous avant le 15 mars 2022 !

(Source photo : https://www.dreamstime.com)